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Les TICE aux Pays des Merveilles 20 mars 2010

Par Thierry Klein dans : Economie, Politique, Technologies.
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Je me suis “coltiné” à peu près 50% du rapport Fourgous ces dernières semaines - j’emploie le mot “coltiné” pour rester poli, tellement ce rapport est indigeste.

Je dois être une des seules personnes au monde à en avoir lu presque la moitié, je vous assure que ça tient de l’exploit, c’est ma performance du mois, un peu comme si j’avais couru un 100 m en 10 secondes ou si j’étais resté 6 mn sous l’eau sans respirer. D’ailleurs, c’est un peu ce que je ressentais à la lecture des phrases du rapport: “est-ce que je vais tenir jusqu’à la fin sans mourir (d’ennui) ?”.

L’histoire retiendra donc qu’Einstein a changé l’histoire de la physique avec un papier de 10 pages mais que Fourgous n’a rien changé du tout avec un pavé de 326 pages. Comme quoi, avant de s’intéresser aux TICE, un peu de bonne vieille instruction classique ne nuit jamais et aurait peut être permis au(x) rédacteur(s) d’apprécier les mérites de la concision et de la clarté. (Je sais, cher lecteur, tu penses toi aussi que l’introduction de ce billet est bien trop longue ! Pourtant tu vas poursuivre sa lecture le sourire aux lèvres - et crois moi, tu apprendras bien plus en lisant ces quelques lignes qu’en consultant le rapport Fourgous, même si, à ton grand regret, leur auteur n’est pas non plus Einstein !).

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Internet ou la paupérisation croissante des travailleurs intellectuels 22 janvier 2010

Par Thierry Klein dans : Blogs et journalisme, Dr House, Google, Technologies.
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Dans son Capital, Marx décrit comment les grandes usines de la révolution industrielle, « coopérations de machines » ont succédé aux manufactures du Moyen-Âge, « coopérations d’hommes », infiniment moins productives.

Le travailleur de Marx, qui effectue une activité physique, se retrouve en concurrence avec la machine et ce qui en résulte, c’est sa paupérisation.

Qu’est-ce qu’un journal ? C’est exactement une manufacture, au sens où la décrit Marx, à ceci prêt que le produit final (le journal) résulte d’une coopération intellectuelle et non pas d’une coopération physique. C’est pour ça qu’il a survécu à la révolution industrielle : on n’a pas encore inventé de machine pour écrire. (Le terme machine à écrire est un pur abus de langage : il faudrait en fait parler d’imprimante à clavier).

Quelle est l’action de Google sur la manufacture journalistique ? Google (qui est une machine) met automatiquement le journaliste en concurrence, non pas avec des machines, mais avec les productions intellectuelles de tous les autres écrivains, journalistes (ou même indignes blogueurs), de la terre.

Cette mise en concurrence de la production intellectuelle du journaliste est brutale, immédiate, sauvage et aussi déloyale : le blogueur n’est pas un salarié rémunéré. Le plus souvent, il ne cherche pas à vendre son droit d’auteur. Il est impossible pour le journaliste, qui doit en vivre, de s’aligner financièrement.

Confronté au phénomène de « création spontanée et gratuite » de contenu, les journaux ont invoqué la qualité soi-disant supérieure de leur création, de leur formation, de leur déontologie, etc…

Il n’est pas certain que cet argument soit fondé car, comme tu peux t’en rendre compte en ce moment, cher lecteur, les billets de ce blog constituent des productions intellectuelles tout à fait remarquables et seul le désintéressement total, qui touche à la sainteté, de leur auteur est la cause de leur publication sous cette forme totalement gratuite.

Surtout, l’histoire nous montre que l’argument de la soi-disant qualité est totalement vain. En leur temps, les artisans l’ont invoqué contre les manufactures, puis les manufactures contre les machines, plus récemment les usines occidentales contre la production chinoise. Quand les produits sont à peu près identiques pour le consommateur, c’est le plus facile d’accès – c’est-à-dire en général le moins cher – qui l’emporte.

Les journaux étant financés par la publicité, on a observé depuis quelques années un déplacement de la publicité « papier » vers la publicité « Internet » (gérée par Google) : plus qu’un changement de support media, ce déplacement s’interprète, en termes marxistes, par une captation d’une partie de la plus-value réalisée par la manufacture journalistique au profit de la machine développée par Google.

Au temps des machines, le Capitaliste obtient un avantage concurrentiel en finançant machine et travail, ce qui lui permet d’empocher la plus-value.

Mais ce qui est remarquable au temps de l’Internet, c’est que si Google jouit bien de l’avantage concurrentiel grâce à son moteur ou à Google News, il ne finance aucun travail ni aucune production intellectuelle. En mettant en place un mécanisme de liens publicitaires sponsorisés, Google transforme en plus-value un travail qu’il ne contrôle pas et sa position stratégique est infiniment plus fragile que celle de l’industriel de Marx.

Si la production « spontanée » de contenu diminuait un jour, pour des raisons sociologiques ? Si un autre moteur proposait des rémunérations publicitaires plus intéressantes que Google ? Si des états – France ou Chine - tentaient de saper le mécanisme de création de valeur de Google ? Ou si les journaux les plus lus s’entendaient entre eux pour refuser leur contenu à Google, empêchant le mécanisme de mise en concurrence sauvage de fonctionner ?

Dans tous ces cas, dont vous lisez des exemples quotidiens dans la Presse, la position de Google serait violemment attaquée, peut-être de façon vitale.

Google a pleinement conscience de cette fragilité et il ne faut pas interpréter autrement les multiples entreprises menées pour tenter de capter de façon plus pérenne cette plus-value.

Si, par exemple, sa tentative de numériser tous les livres aboutit, Google captera ad vitam aeternam une partie des droits publicitaires générés par le trafic lié aux livres et cette captation aura une durée supérieure au droit d’auteur lui-même puisque Google continuera à toucher de l’argent lorsque les œuvres seront tombées dans le domaine public.

Le cas de Google et de la presse est évidemment emblématique mais Internet met en danger un grand nombre de secteurs de production intellectuelle à court ou moyen terme, par des mécanismes de captation similaires (mise en concurrence, utilisation d’une abondance de contenu) :

- la médecine. Dans un grand nombre de cas, une description, même à distance, des symptômes permet d’arriver à un diagnostic. Il existe déjà des sites et des forums où on peut décrire son cas et les résultats sont absolument remarquables. Je vous invite à suivre l’épisode « Epic Fail » de Dr House (Saison 6) où le patient obtient de meilleurs résultats par Internet qu’avec l’équipe de House. (Cher lecteur, invoquer l’exemple vulgaire d’une série américaine peut sembler totalement déplacé à l’intellectuel que tu es. Tu as eu du Marx. Tu attendais une citation biblique. Ou au moins du Freud ? Et tu te retrouves avec du House ! Mais rassure-toi, House, c’est un peu tout ça à la fois. Ce n’est pas du tout une série banale mais une œuvre à part entière et tu le vérifieras en allant lire mes billets concernant cette série).

Ce qui protège encore les médecins ? Le côté sacré du traitement de santé. Ce qui les attaque ? La nécessité de réduire les coûts.

- l’ingénierie. Internet met les ingénieurs du monde entier en compétition. Dans le secteur informatique, il est devenu plus rentable de développer « offshore ». Des sites comme Odesk mettent en concurrence les ingénieurs de tous les pays, à des coûts horaires souvent inférieurs au Smic. Qui plus est, l’Open Source crée pour tous les ingénieurs informatiques une concurrence gratuite.

- La création graphique, le design… sont déjà touchés et l’effet ira s’accentuant lorsque des moteurs de recherche d’image permettront de rechercher des images de façon aussi efficace que du texte, par style, par goût, etc… (Google travaille sur un moteur “intelligent” de recherche d’images).

- Il est impossible de faire une liste exhaustive mais tous les métiers intellectuels dits “de profession libérale”, à de rares exceptions prêt, seront impactés pour au moins une partie de leur pratique (juristes, enseignants, consultants d’entreprise…).

Au chapitre 25 du Capital, Marx, citant Bertrand de Mandeville, déclare que la richesse la plus sûre (pour le capitaliste) consiste dans la multitude des pauvres laborieux.

Pour Google, la richesse la plus sûre, c’est juste la multitude des êtres humains connectés.

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Sur RFI, ce soir à 19h15 8 octobre 2009

Par Thierry Klein dans : Formation à distance, Technologies.
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Pour parler de Google et du rétrécissement du savoir

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Comment Internet contribue au rétrécissement du savoir 9 septembre 2009

Par Thierry Klein dans : Economie, Google, Technologies.
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Soi disant, Internet représenterait une chance pour le savoir humain. Google référence aujourd’hui plusieurs trillions de pages. Son objectif est de numériser tous les livres au prétexte pompeux que « le plan de numérisation permettra de rendre à nouveau accessibles des ouvrages épuisés et introuvables ».

Savoir potentiel n’est pas savoir réel

Mais comme personne n’a la possibilité physique de lire toutes ces pages – tout ceci ne constitue que le savoir disponible potentiel. La quantité réelle de savoir disponible ne peut être quantifiée que de façon statistique. Le Web est intéressant si le temps moyen passé par un internaute sur des pages contenant du savoir est important. Le savoir disponible, c’est la quantité moyenne de savoir à laquelle un internaute accède réellement – et non pas potentiellement – au cours d’une session, d’une journée, d’une vie, multipliée par le nombre d’internautes.

Or cette quantité de savoir réellement disponible, qui n’a d’ailleurs jamais été très élevée sur le Web, diminue structurellement de jour en jour, Google étant l’acteur majeur, bien que probablement involontaire, de ce rétrécissement.

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Ne lisez pas ce blog et perdez 2 milliards 1 septembre 2009

Par Thierry Klein dans : Technologies.
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eBay se sépare aujourd’hui des deux tiers du capital de Skype, tout ça parce qu’ils n’avaient pas lu mes articles sur le sujet à l’époque. Ca leur coûte 2 milliards tout rond. Dommage.

(Non seulement c’était un plan foireux au départ, mais en plus, tout montre que les dirigeants de Skype n’ont pas joué le jeu et qu’au final, eBay se sera fait mettre profond par Skype).

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La fin de daily Motion 11 avril 2009

Par Thierry Klein dans : Crise Financière, Technologies.
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Google n’a trouvé son modèle publicitaire que bien après avoir imposé son moteur. Du coup, des centaines de sociétés se sont créées sans aucun business model et ont appelé ça “Web 2.0″.

Le Web 2.0, c’est un peu comme le fou de Gotlib suspendu à son plafond. Il troue le plafond et y découvre un trésor. Du coup, des milliers de gens l’imitent et cassent tous les plafonds de la planète en espérant faire pareil. Une sorte de ruée vers l’or, avec encore moins d’élus car tout le monde sait qu’il n’y a pas d’or dans un plafond - en général.

Le XXIème siècle a remplacé la ruée vers l’or par la ruée vers le rien. C’est une tendance moderne, tout devient très très abstrait.

Daily Motion, une des sociétés emblématiques du Web 2.0, est mourante.

Plein de mauvais signes relayés dans l’article du Monde du jour, qui me font penser que Daily Motion ne va pas s’en sortir.

(suite…)

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Premières réflexions sur le programme d’équipement numérique des écoles rurales 29 mars 2009

Par Thierry Klein dans : Crise Financière, Technologies.
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(Billet en provenance du blog de Speechi.)

Le Ministère de l’Education Nationale vient d’annoncer un ambitieux programme d’équipement numériquedoté d’un budget de 50 millions d’euros, destiné à 5 000 écoles rurales de moins de 2 000 habitants“.

1) Sur le contenu du plan

Cela fait 10 000 EUR par école, côté Etat, ce qui peut sembler beaucoup mais finalement ce n’est pas si énorme si on tient compte du fait, que pour le Ministère, “Une école numérique interactive comprendra ainsi des ordinateurs en nombre suffisant (classe mobile de 8 à 16 ordinateurs), un tableau blanc interactif, un accès internet de haut débit, une mise en réseau des équipements, une sécurisation des accès internet, des ressources numériques reconnues de qualité pédagogique“.

Il y a dans cet inventaire des éléments qui se rapportent à l’équipement des élèves (les ordinateurs), à l’équipement des professeurs (le tableau interactif), des éléments peu coûteux (Internet), des éléments qu’on trouve partout gratuitement (des ressources numériques de qualité pédagogique) mais l’utilisation du terme “reconnues d’utilité pédagogique” montre qu’on va chercher à vendre ces ressources aux écoles.

Il sera aussi intéressant de rentrer dans le détail de la convention qui définira le cadre de mise en oeuvre et en particulier, je pense, l’investissement des communes.

Bref, de cette action peut sortir du très bon ou du moins bon - ou même rien du tout ! J’espère vraiment que ce sera du très bon. Xavier Darcos va la présenter ce mardi.

2) Sur la relance

L’autre point intéressant, c’est que cette action se situe dans le cadre du plan de relance gouvernemental. Il y a eu un tout un débat récemment pour savoir si l’Etat devait effectuer une relance par l’investissement ou par la consommation.

En l’espèce, il s’agit d’investissement, mais comme les fournisseurs majeurs d’ordinateurs et de tableaux interactifs sont étrangers, une grande part de ces dépenses iront, structurellement, relancer d’autres économies que la nôtre.

Le retour sur investissement d’un tel plan va donc se valoriser presqu’uniquement en termes de “capital humain”, et ce pas avant une bonne dizaine d’années, date où les enfants rentreront dans la vie professionnelle.

C’est une raison supplémentaire pour ne pas se tromper sur son contenu.

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Je reçois le “Gourou du Grand Nord Award” 6 janvier 2009

Par Thierry Klein dans : Technologies.
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Gourou, at last !Pour différentes raisons que je ne saisis pas très bien, mais que mon psy dit connaître (il bluffe, j’en suis sûr !), j’ai souvent été traité de gourou dans ma vie et en général, c’était une insulte.

Je suis donc très très heureux d’être, pour la première fois, affublé du surnom de gourou de façon positive. Ce qui me vaut cette qualité, c’est ma modeste contribution au livre blanc “Les Gourous du grand Nord“, écrit à l’initiative d’Eric.

J’essaie d’y exposer les raisons pour lesquelles le Nord n’est pas, et ne sera sans doute jamais, une région numérique.

Et pour différentes raisons que je saisis parfaitement (mais que mon psy dit ignorer car il affirme ne jamais me lire - j’en suis sûr, il bluffe !), je sens qu’on va encore me reprocher d’avoir écrit un brûlot.

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En finir avec l’industrie automobile traditionnelle 12 décembre 2008

Par Thierry Klein dans : Politique, Technologies.
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Je parlais hier de la nécessité de relancer l’économie par l’investissement et pas par la consommation.

Je parlais aussi de la difficulté d’investir efficacement de grosses sommes (de l’ordre de 100 milliards d’euros, probablement), pour la relance française.

L’industrie automobile est déjà moribonde aux USA. Elle va faire l’objet d’un plan de même nature que pour les banques. Comme pour les banques, le plan est assorti de conditions de comportement draconiennes (les banques se sont engagées à prêter, à adopter un comportement plus éthique; les voituriers vont s’engager à développer des voitures plus vertes, à ne pas délocaliser).

Dans les deux cas, ces engagements ne seront pas suivis d’effets, ils sont juste là pour masquer au citoyen le fait que leur impôts financent des intérêts privés. En toute logique, l’état, comme n’importe quel investisseur, devrait devenir actionnaire des entreprises qu’il support; il n’en est rien.

Il existe une voie qui peut nous permettre de relancer l’économie tout en luttant réellement contre le problème écologique; c’est la reconversion complète, en 10 ans, de l’industrie automobile.

Du pétrolier vers l’électrique.

Les moyens pour le faire:

- l’Etat investit massivement dans l’industrie automobile et joue pleinement son rôle d’actionnaire. Finies les opérations cosmétiques de “prime à la casse”. L’Etat rentre au capital et les investissements sont utilisés pour développer, à marche forcée, les véhicules électriques ainsi que les moyens de distribution de l’énergie électrique sur tout le territoire, de façon à ce qu’il soit aussi simple de recharger une batterie qu’un réservoir.

Idéalement, cette politique devrait être menée simultanément en France et en Allemagne.

- l’Etat investit dans toute la filière énergie (nucléaire, éolienne, distribution) et pas seulement, comme il l’a fait jusqu’à présent, dans le nucléaire.

- les voitures électriques sont subventionnées largement, les voitures à essence taxées largement (finies les mesures cosmétiques de “prime à la voiture pétrolière un peu plus propre” - on passe à l’électrique.

- les profits réalisés dans les filières transport électrique, énergies nouvelles, etc… sont défiscalisés pour 10 ans.

- Tous les bénéfices de l’industrie pétrolière que contrôle l’Etat (Total…) sont réinvestis dans le développement des énergies nouvelles.

- L’essence est maintenue au prix minimum de 1,5 € le litre. L’énergie électrique est donnée si elle est utilisée dans un but de transport.

- Une filière “énergie nouvelle” est créée, sur le modèle de ce qui a été fait dans les années 60 pour le nucléaire (recherche, industrialisation) ou pour Airbus.

Dans 10 ans, nous pourrions avoir des voitures électriques avec une autonomie de 500 km, rechargeables n’importe où sur le territoire en 3 mn par simple “échange standard” des batteries dans une station-service robotisée et ce pour le même prix, ou pour un prix inférieur au prix d’une voiture à essence.

Généralisé à l’ensemble de la planète, ceci réduirait de 25 % les émissions carbone sans parler des impacts environnementaux positifs sur la protection des espèces vivantes, la réduction des cancers, etc… (Je n’en parle pas, mais vous savez que je n’en pense pas moins).

Toutes les déclarations de campagne d’Obama laissent à penser que c’est ce genre de changement radical qu’il envisage. Aujourd’hui encore, Obama vient de nommer le prix Nobel de physique Steven Chu, un partisan affirmé de la recherche d’énergies renouvelables et alternatives, pour occuper le poste de secrétaire à l’énergie.

En France, il faut arrêter de s’intéresser aux sacs plastiques dans les supermarchés, il faut réfléchir, vite, aux moyens de dépenser 100 milliards pour relancer l’économie et pour en finir avec l’industrie automobile pétrolière.

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Qui a vaudouisé les data centers de Google ? 1 novembre 2008

Par Thierry Klein dans : Google, Technologies.
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C’est la fête chez Google aujourd’hui… Le référencement des sites est en train de complètement changer - du moins je l’ai cru au début. Il y a quelques mots clés que je tape narcissiquement tous les jours parce que cela satisfait mon ego (par exemple, “Thierry” renvoie d’habitude ce blog en position 3, juste après Thierry - wikipedia et Thierry Henry,on a les satisfactions qu’on peut).

Et bien aujourd’hui, tout a changé. “Thierry” ne renvoie plus rien de pertinent puisque mon blog n’est pas en première page. J’ai tenté quelques mots clés dont je connais les résultats (”Speechi”, “TBI”) et TOUTES les positions Google ont changé et pas qu’un peu ! Le résultat est 100 fois moins pertinent.

Je suis allé chez Positeo voir ce qui se passait et les datacenters de Google (les machines qui fournissent les résultats sont complètement désynchronisés). Je vous donne les résultats de la requête “linkedin” (mon billet sur LinkedIn, le réseau des blaireaux est un des best sellers de ce blog):

Position : 4 avec 209 000 000 résultat(s) sur le datacenter 64.233.187.115 (1/15)
Position : >100 avec 207 000 000 résultat(s) sur le datacenter 66.249.93.184 (2/15)
Position : 4 avec 209 000 000 résultat(s) sur le datacenter 64.233.161.102 (3/15)
Position : 4 avec 211 000 000 résultat(s) sur le datacenter 64.233.169.115 (4/15)
Position : 4 avec 211 000 000 résultat(s) sur le datacenter 64.233.169.81 (5/15)
Position : 3 avec 208 000 000 résultat(s) sur le datacenter 72.14.207.184 (6/15)
Position : >100 avec 207 000 000 résultat(s) sur le datacenter 66.249.91.147 (7/15)
Position : 3 avec 208 000 000 résultat(s) sur le datacenter 72.14.207.184 (8/15)
Position : >100 avec 206 000 000 résultat(s) sur le datacenter 66.102.9.84 (9/15)
Position : 4 avec 209 000 000 résultat(s) sur le datacenter 64.233.187.81 (10/15)
Position : >100 avec 207 000 000 résultat(s) sur le datacenter 66.249.91.147 (11/15)
Position : >100 avec 207 000 000 résultat(s) sur le datacenter 66.249.93.91 (12/15)
Position : 4 avec 209 000 000 résultat(s) sur le datacenter 64.233.187.83 (13/15)
Position : >100 avec 206 000 000 résultat(s) sur le datacenter 216.239.59.44 (14/15)
Position : 4 avec 209 000 000 résultat(s) sur le datacenter 66.249.89.83 (15/15)

Bref du grand n’importe quoi. Il doit y avoir pas mal de sites d’ecommerce qui tremblent (c’est là qu’on voit l’importance qu’a prise Google).

Je ne sais pas d’où vient leur problème… Nouvelle politique ? Défaillance de l’algorithme ? Irruption de clônes de Bill gates dans les DataCenters ? Simple blague ?

Je parierais plutôt pour un grand rebattage des cartes, actuellement en cours.

Quelqu’un a-t-il une idée ?

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