Le Capital altruiste et Speechi 5 novembre 2009
Par Thierry Klein dans : Entreprise altruiste.Lu 408 fois | ajouter un commentaire
Merci à Sébastien de m’avoir donné l’opportunité de préfacer son superbe et émouvant livre “Résistants pour la Terre”.
La préface complète : Qu’est-ce que le Capital Altruiste ?
Feuilleter le livre en grand format
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Speechi adopte le Capital Altruiste - Connaissez-vous quelqu’un de bien placé au WWF ? 7 avril 2009
Par Thierry Klein dans : Animaux, Entreprise altruiste.Lu 2 040 fois | 6 commentaires
Daniel a été une vraie inspiration pour moi et je vais passer Speechi en Capital Altruiste - sauf que pour Speechi, ce ne sera pas un poisson d’Avril.
Je n’ai pas encore décidé à 100% quelle sera l’ONG à qui le capital sera donné ni exactement la proportion qui sera donnée, mais il y a de fortes chances pour que ce soit le WWF ou un programme qui en dépend. Le but est de boucler ça en avril ou mai.
J’ai besoin d’un contact, le mieux placé possible, au WWF pour leur expliquer en quoi consiste la démarche, la théorie du Capital Altruiste, pourquoi le don en Capital est l’avenir du don, bref, pour tous ceux qui lisent régulièrement ce blog, il va falloir bassiner former le WWF au concept.
Si vous connaissez une personne, encore une fois la mieux placée possible car j’ai besoin d’un pouvoir de décision rapide, je suis preneur pour une “introduction”, comme on dit.
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La Société Générale adopte le Capital Altruiste 1 avril 2009
Par Thierry Klein dans : Entreprise altruiste, Pour rire ....Lu 1 347 fois | 3 commentaires
Cela fait longtemps qu’on en discutait avec Daniel, je ne voulais pas en parler trop à l’avance.
La Société Générale vient de passer en Capital Altruiste. Une augmentation de 5% du capital existant va avoir lieu le 1 mai - ces 5% vont être intégralement apportés à une ONG.
Lors de nos discussions, Daniel m’a plusieurs fois avoué être ulcéré par les critiques qu’il reçoit actuellement, critiques dont, à ma grande honte, je me suis moi-même fait l’écho à travers ce blog.
Daniel, qui a lu René Girard, pense qu’il s’agit d’une pure bouc-émissarisation.
Je vous livre les notes que j’ai prises, brutes, tirées de nos entretiens de 15 derniers jours.
“N’importe quel grand patron aurait agi comme moi”, me dit-il. “Ca ne change RIEN pour la banque, ni pour l’Humanité, si je touche un gros ou un petit salaire”.
- Et c’est très facile pour les petits-patrons de hurler avec les loups en affirmant que leur comportement est différent du mien car ils ne seront jamais en situation de toucher de telles sommes. Ce qu’ils appellent vertu, c’est un simple manque de talent.
- (Presqu’en pleurs) Cela fait longtemps, si longtemps que je veux donner - je le fais d’ailleurs à titre personnel. Mais dans le cas d’une grande entreprise comme la SG, je ne peux que communiquer. D’un côté, je me dois, pour entretenir la valeur, de donner une image altruiste, de l’autre, l’intérêt de la société, c’est avant tout de faire de l’argent. Et les deux sont incompatibles.
- Le Capital Altruiste me donne (enfin !) une solution.
- De façon très concrète, toutes les actions seront diluées de 7% sauf les actions privilégiées (appartenant aux dirigeants) qui ne sont pas diluées. Ca a été très dur moralement d’exclure les dirigeants de ce don, mais j’ai eu peur que les meilleurs d’entre eux ne partent à la BNP.
Au fait, quelle sera l’ONG ? Le nom est confidentiel jusqu’à l’annonce de la Société Générale, mais je peux vous dire qu’il s’agit d’une association qui s’occupe, de façon anonyme, des alcooliques et des traders déchus.
Merci encore, Daniel.
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Pourquoi les réponses adaptées à la crise financière sont anti-démocratiques 11 février 2009
Par Thierry Klein dans : Crise Financière, Entreprise altruiste, Non classé.Lu 711 fois | ajouter un commentaire
J’ai fait remarquer que les deux meilleurs livres sur la mondialisation (Bob Reich, Supercapitalisme) et sur la Crise financière (Jacques Attali, La crise et après ?) sont beaucoup plus convaincants au niveau de l’analyse que des solutions.
Les auteurs en sont d’ailleurs pleinement conscients (J’ai échangé quelques mails avec Bob Reich à ce sujet et Jacques Attali écrit explicitement, à plusieurs reprises, qu’il y a « très peu de chances, en l’état actuel des esprits, que la solution soit mise en oeuvre »
Ces deux auteurs analysent très bien pour l’un le mécanisme de la mondialisation, pour l’autre, celui qui mène à la crise. Tous deux, de façon très juste, mettent le doigt sur le déficit démocratique (voir dans ce blog) qui s’est créé et veulent, de façon tout à fait louable, rétablir plus de démocratie.
Pourtant, et c’est là le paradoxe, tous deux proposent, pour aller vers plus de démocratie, des solutions qui n’ont à l’heure actuelle aucune chance d’être mises en œuvre par les démocraties, parce que, grosso modo, elles sont impopulaires.
Bob Reich et Jacques Attali parlent de régulation européenne accrue, réduction de la dette, réduction du lobbying, gouvernance internationale, meilleur contrôle des dépenses au niveau des citoyens. Ils ont raison, bien sûr !
Mais pour que ces mesures soient réellement envisagées, il faudrait envisager une sorte de démocratie « éclairée », c’est-à-dire des gouvernements d’élite capables d’aller, pendant quelques années, contre la volonté actuelle des peuples – possible en Europe, impossible aux Etats-Unis. Et peut-être pas souhaitable car il n’est pas sûr qu’un gouvernement d’élite puisse ne pas devenir rapidement un gouvernement au service des élites.
Il y a deux raisons principales pour lesquelles la démocratie ne fonctionne plus :
1) Les investissements massifs des entreprises en lobbying, qui empêchent tout simplement parfois que les problèmes important soient examinés par les législateurs. Bob Reich fait dans son livre une analyse très convaincante, « de l’intérieur du sérail » du lobbying.
2) La mondialisation est intimement liée à la transformation du citoyen en consommateur. La publicité est au citoyen ce que le lobbying est au député: un opium qui empêche la prise de conscience.
Sortir de la crise, c’est nécessairement augmenter le poids relatif des moyens de communication au service des intérêts généraux par-rapport à ceux des entreprises.
Cela passe évidemment par l’action des états (qui peuvent légiférer pour plafonner les dépenses de lobbying ou de publicité), mais c’est aussi un des buts du Capital Altruiste.
En injectant des sommes importantes dans les organisations d’intérêt général, le Capital Altruiste peut leur permettre de faire leur propre lobbying (vers le législateur) et leur propre publicité (vers le citoyen-consommateur).
Le Capital Altruiste peut être l’outil qui permet d’aller vers les réponses adaptées à la crise tout en restant en démocratie.
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Les statuts altruistes - version finale 11 janvier 2009
Par Thierry Klein dans : Entreprise altruiste.Lu 810 fois | 4 commentaires
Les statuts d’une entreprise altruiste (constituée en SAS) sont maintenant rédigés et j’en publie les extraits les plus originaux ci-dessous à la demande des entrepreneurs les plus pressés.
J’ai déjà expliqué tous les principes juridiques qui régissent ces statuts altruistes. Je vous renvoie à ces explications.
Je précise que, pour l’instant, ces éléments sont publiés sous copyright personnel. Très probablement, je les ferai prochainement passer sous une licence Open Source (GPL ou LGPL) de façon à ce que des améliorations puissent leur être apportés et que la communauté en bénéficie.
Je cherche à publier et à gérer ces statuts dans le temps. Existe-t-il un projet qui permette de déposer des documents en Open Source ? L’équivalent d’un “SourceForge” mais pas pour des documents, pas pour des logiciels ? Avez-vous des idées là-dessus ?
EXPOSE PREALABLE
La société « NomSociete » (ci-après la « Société ») est membre de l’Association Capital Altruiste qui a pour but de susciter, dans le monde entier, la création et le développement d’entreprises « altruistes », c’est à dire d’entreprises commerciales ou industrielles, dont une partie du capital social appartient à une ou plusieurs organisations, nationales ou internationales, poursuivant un but humanitaire.
A travers la réalisation de son objet social, l’entreprise altruiste se donne pour mission d’aider le développement des causes humanitaires en les dotant de moyens financiers supplémentaires et ce, en permettant à des organisations humanitaires de participer à son capital.
Le « Capital Altruiste » généralise le concept d’entreprenariat social en permettant à toute entreprise qui le souhaite d’avoir un impact social réel et quantifiable, quel que soit son domaine d’activité.
L’impact social résulte du développement de l’activité et de l’augmentation de la valeur de l’entreprise. C’est la performance économique de l’entreprise altruiste qui lui permet d’être utile.
Les causes humanitaires sont ainsi dotées de moyens financiers supplémentaires, sous forme notamment de dividendes ou de plus values, provenant de leur participation au capital des entreprises « altruistes ».
[...]
3 - Indice Altruiste
3.1. Définition
L’indice altruiste (ci-après « l’Indice Altruiste ») correspond au pourcentage que représentent les actions altruistes - de catégorie B - par rapport au nombre total d’actions composant le capital social.
Il mesure l’engagement humanitaire de la Société, c’est-à-dire la quote-part du capital social dévolue à des organisations humanitaires.
3.2. Indice Altruiste constant
Par principe, l’Indice Altruiste doit être constant pendant toute la durée de la Société, étant précisé que le transfert d’actions altruistes par un associé au profit d’un tiers ou d’un autre associé ne modifie pas l’Indice Altruiste, les actions ainsi transférées demeurant des actions altruistes, formant des actions de catégorie B.
En conséquence et à peine de nullité de l’augmentation de capital, les associés titulaires d’actions de catégorie A et d’actions de catégorie C s’engagent, en cas d’augmentation du capital de la Société qui aboutirait, directement ou indirectement, à une réduction de l’Indice Altruiste de la Société, à procéder à une émission complémentaire d’actions altruistes en vue de les attribuer par voie de donation, directe ou indirecte, dans le délai de quarante cinq (45) jours à compter de la décision d’augmentation de capital, à des organisations poursuivant un but humanitaire, le tout de manière à ce que l’Indice Altruiste demeure constant.
3.3. Exception
Les associés conviennent que le principe de constance de l’Indice Altruiste ne s’applique pas dans l’hypothèse où une opération financière, de quelque nature qu’elle soit, qui aboutirait, directement ou indirectement, à une diminution de l’Indice Altruiste, a été approuvée par décision collective des associés statuant à une majorité égale à 80% au moins des droits de vote.
En tout état de cause et à peine de nullité, l’opération financière susvisée doit être notifiée à l’Association Capital Altruiste, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, dans le délai de quinze (15) jours à compter de ladite décision collective, la notification devant mentionner le nouvel Indice Altruiste de la Société.
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Les statuts altruistes et l’indice altruiste constant 22 novembre 2008
Par Thierry Klein dans : Entreprise altruiste.Lu 1 713 fois | 4 commentaires
Le premier but de l’Association Capital Altruiste était de réaliser des statuts altruistes, librement utilisables par tout entrepreneur intéressé.
Les statuts altruistes sont au Capital Altruiste ce que la licence Open Source est au logiciel libre: ils fixent un cadre d’action et rendent les choses possibles.
Leur rédaction est maintenant presque terminée et je publierai les statuts altruistes complets la semaine prochaine, dans le cas d’une SAS.
J’en explique les principes ci-dessous. C’est un sujet un peu technique, mais beaucoup de questions qui me sont posées tournent autour de ça.
Qu’est-ce que l’indice altruiste ?
L’indice altruiste est égal au pourcentage que représentent les actions altruistes par rapport au nombre total d’actions composant le capital social. Ces actions constituent la “classe d’actions altruiste” et ont des droits et des devoirs spécifiques.
Il mesure l’engagement humanitaire permanent de la Société, c’est-à-dire la quote-part du capital social dévolue à des organisations humanitaires. C’est le pourcentage de la société que les associés ont donné “à l’Humanité” (représentée par l’ONG qu’ils ont choisie).
Principe d’invariance
Les statuts d’une société altruiste posent le principe de l’indice altruiste constant, pour toute la durée de vie de la société. Ceci veut dire qu’en cas d’augmentation de capital, des parts altruistes doivent être créées et ces parts apportées à des ONG (choisies par les financeurs de l’augmentation de capital).
Les méthodes pour créer ces parts et pour les donner sont évidemment multiples et au libre choix des actionnaires et des donateurs. Cette liberté permet au donateur de choisir la méthode la plus intéressante (par exemple, une méthode qui permet d’obtenir une déduction fiscale).
Autrement dit, une société qui démarre donnant 5% du capital social à une ONG gardera toute sa vie cet “engagement”, même après de multiples restructurations, augmentations de capital, etc…
Que se passe-t-il lorsque l’ONG souhaite vendre ses actions ?
L’ONG actionnaire peut souhaiter, à un moment, vendre ses actions à un actionnaire économique. Mais la vente de ces actions ne change pas leur “classe”, autrement dit, ces actions restent altruistes, même si l’acheteur est un acheteur purement économique. L’indice altruiste ne change donc pas lors d’une simple vente d’actions altruistes.
Ceci peut sembler paradoxal puisqu’on peut se retrouver alors avec une société altruiste sans ONG au capital.
Pourquoi ce choix “paradoxal” ?
L’indice altruiste représente l’engagement des actionnaires de la société. Si les actionnaires ont à un moment donné 20% du capital à une ONG, il serait injuste de les pénaliser la société lorsque l’ONG décide d’en retirer quelque chose - cette décision est tout à fait arbitraire et leur échappe totalement. En quelque sorte, si l’ONG revend ses actions, le don n’est pas annulé mais accompli et l’entreprise ne change pas de statut.
Tout choix différent, outre qu’il serait injuste et arbitraire pour les donateurs, pénaliserait aussi l’ONG qui n’aurait plus la possibilité de vendre librement ses actions - d’où une baisse de la valeur des actions altruistes.
Or le Capital Altruiste vise à apporter toute la valeur en capital possible à l’ONG, qui a de multiples garanties sur ce point dans les statuts.
Exception au principe altruiste
Il n’est possible de déroger au principe altruiste que si 80% des actionnaires le souhaitent.
L’idée est de permettre à une société en difficulté de réaliser une augmentation de capital “classique”, sans avoir à obliger un investisseur d’investir dans une ONG. Le but du Capital Altruiste n’est pas de bloquer le fonctionnement d’une société - là encore cela pourrait faire baisser sa valeur ou la conduire à disparaître, avec toutes les conséquences négatives pour l’ONG actionnaire.
Dans ce cas, la société a l’obligation de prévenir l’Association Capital Altruiste, de façon à ce qu’un nouvel indice altruiste lui soit attribué.
Je rappelle que le but de l’Association Capital Altruiste n’est pas d’imposer l’indice altruiste, mais de le labelliser, de faire en sorte que nulle société ne puisse se prévaloir d’un don ou d’un engagement qui n’a pas été réalisé. Il s’agit avant tout d’obtenir une grande transparence sur les engagements et de s’écarter du phénomène “humarketing“.
Garanties dont jouissent les ONG sur la valeur des actions qu’elles possèdent.
Tout est fait, dans les statuts, pour que l’ONG ne soit pas lésée lorsqu’il y a mouvement de capital. L’ONG est assurée que ses actions valent le même prix que celles des actionnaires économiques.
Les ONG possèdent un droit de sortie et un droit de suite lors de toute vente d’actions. Ceci veut dire que si un actionnaire vend 10% de ses actions, l’ONG a le droit de vendre 10% des siennes à l’acheteur, au même prix. Si l’ONG vend ses actions à un actionnaire de l’entreprise, et que celui-ci réalise une plus-value dans les 6 mois suivant l’opération, la plus-value est due à l’ONG.
Les droits de vote de l’ONG
Les droits de vote de l’ONG peuvent être modulés dans les statuts en fonction de la volonté des donateurs, lors de la création des actions altruistes. L’idée encore une fois est de ne jamais pénaliser la valeur de l’entreprise, car c’est elle qui crée la valeur pour l’ONG.
Je trouve normal que le chef d’entreprise ait des craintes s’il se retrouve avec un acteur non économique dans son capital et je n’ai pas voulu que des chefs d’entreprise renoncent à donner à cause de ce point.
Je répète encore une fois : le Capital Altruiste vise à donner aux ONG de la valeur, une capacité d’ingérence économique pour mener à bien leurs programmes.
Dans tous les cas, voir ci-dessus, ce qu’on ne peut pas faire, c’est réduire la valeur des actions de l’ONG par-rapport à celle des autres actionnaires.
Que se passe-t-il si l’entreprise altruiste fait faillite ? L’ONG doit-elle couvrir les dettes ?
Non. Un actionnaire n’a pas à couvrir les dettes d’une société. En cas de faillite, ses actions perdent leur valeur, point final.
Quelle est la forme juridique d’une entreprise altruiste ?
Les statuts concernent une SAS. La raison est que le droit des SARL, EURL et SA est très rigide. Il est tout à fait possible de réaliser une SARL altruiste, mais cela passerait plutôt par des pactes d’actionnaire. Je rappelle d’autre part qu’il sera possible dès janvier 2009 de créer des SAS avec 1 € de capital, ce qui rendra la formule accessible à tous.
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Altruistic Capital: the one-page business plan 5 novembre 2008
Par Thierry Klein dans : Altruistic Capital - in english.Lu 2 006 fois | 1 commentaire
(Want to be an active part of it? Simply interested by the concept? Come and join us!)
1. Mission Statement
Support the development of humanitarian causes by giving them access to larger financial means through access to the capital of private companies: the altruistic companies.
2. Vision
Altruistic Capital broadens the concept of social entrepreneurship allowing any company in any field to have a real social impact.
Nowadays social entrepreneurship is reserved for companies working within an altruistic field of some sort.
It’s therefore limited to a range of activities that are both socially and financially profitable: two conditions difficult to reconcile.
Altruistic Capital breaks that cycle; the social impact derives from the growth of a company and the resulting increase in revenue/capital, and this regardless of the field of activity. By achieving financial performance, altruistic companies become useful.
The goal of the association Altruistic Capital is to bolster, worldwide, the creation and development of altruistic companies (companies that have donated part of their capital to one or various humanitarian causes).
Through the cumulated actions of such companies, humanitarian causes are empowered with an actual say in the economy (deriving from the financial lever provided by their participation in the capital of companies).
3. Goals
Within 3 years:
- Contribute to the creation and development of over 100 altruistic companies worldwide.
- Guarantee an actual and measurable economic impact on the humanitarian world: over 1 million euros worth of financed programs.
- Turn the spotlight on the expression “Altruistic Capital” making it as popular as “microfinance” and “social entrepreneurship” are nowadays.
4. Strategy
- Create and divulgate all required tools (i.e. typical articles of incorporation for an altruistic company) to enable and assist the mass creation of altruistic companies.
- Explain and promote an awareness of the modus operandi of Altruistic Capital (on one hand highlighting the differences with the more classical social entrepreneurship concept and on the other the humanitarian actions of regular companies – “humarketing“).
Underline the impact (efficiency) of a capital donation as well as its complete measurability and accountability.
- Generate a movement benefiting altruistic companies: lobbying for them to be granted an economic edge and become more performant (image returns, popularity, reputation, employee and partners motivation, etc…)
- Create certified altruistic labels understood and recognizable by the public.
- Promote Altruistic Capital in the economic and financial community, and more specifically amongst founders and CEOs of companies, venture capital investors, banks, and “ethical” investment funds.
- Promote the Altruistic Capital concept in the “Open Source” community and convert “Open Source” projects into Altruistic enterprises.
- Promote Altruistic Capital in both the political and intellectual realms.
- Develop the association in the USA.
- Intensively use the Internet as a means of communication, cooperation and create action groups and think tanks.
5. Action Plan
- Formulate template altruistic articles of incorporation by September 2008, allowing any entrepreneur to easily incorporate as an altruistic company.
- Create a website with a blog by September 2008 (December for the English version).
- Incorporate “AC1“, the first altruistic enterprise in September 2008. “AC1” also known as “Roots of Heaven” is a company that produces electric bikes and motorbikes.
- Define and draft up the terms for the first altruistic label certification (gold, silver, bronze) by december 2008.
- Put a press kit and media plan together by december 2008. Target in priority financial medias (Echos, Tribune) and political press (Le Monde, Le Monde Diplomatique, Figaro…)
- Take part in the “ethical capitalism” curriculums of at least 5 Ivy League Colleges or Universities in 2009.
- Take part in at least 5 conferences related to either social entrepreneurship or ethical capitalism within 2008-2009.
- Introduce the Altruistic Capital to the network “Entreprendre” as well as to various other business creation networks in 2008.
- Create and manage a strategy committee gathering various recognized community organizers (editorialists, intellectuals, investors, local and national governments).
6. Web-Bibliography
Altruistic Capital or how to conciliate profit and commonwealth
Altruistic Capital: Year Zero
Similarities and differences between Altruistic Capital and Mohammed Yunus Social Business
Should an altruistic company adopt a more ethical behavior than any other company?
Altruistic capital, altruistic royalties: it’s the financing process that makes it efficient.
A new framework for altruistic action
Adam Smith’s Lost Paradise
Abel, the first altruistic entrepreneur
Le Business Plan du Capital Altruiste, en une page (french version of this post).
- Similarities and differences between Altruistic Capital and Mohammed Yunus Social Business
- Altruistic Capital: Year Zero
- Should an altruistic company adopt a more ethical behavior than any other company?
- Altruistic Capital or how to conciliate profit and commonwealth
- Altruistic capital, altruistic royalties: it’s the financing process that makes it efficient.

Abel, the first altruistic entrepreneur 28 octobre 2008
Par Thierry Klein dans : Altruistic Capital - in english, Posts in english.Lu 733 fois | 1 commentaire
(As per my latest paper where I tried to define a new form of humanitarian enterprise).
In the Bible the first donations in history are those of Abel and Cain and their offering to God. Cain is a farmer and offers a part of the produce of his land, while Abel offers the first born of his flock.
God looks more favorably upon Abel’s offering – the text doesn’t explain the reason of His choice but from my point of view it’s because Abel offers something that although actually worth little (a first born doesn’t offer much meat and doesn’t produce any milk) does however have a very big emotional value and means a lot for the future.
Actually Abel opens his capital up whereas Cain offers only a share of his profit.
Cain is at best similar to the tycoon I mention in my other post who having achieved success donates part of his wealth – and this doesn’t cost him that much. (At worst he acts as those companies – or rather like the people who are responsible for such ventures - investing into charities as a marketing stunt).
The Bible talks a lot about the difference between capital and income, and the superiority of capital. The story of Esau and Jacob (birthright - capital - exchanged for a meal of lentils - produce) is yet another example.
Of course there are many other possible interpretations here. For René Girard, God prefers meat to vegetables because animals play the role of scapegoats (however the first born of a flock doesn’t offer the best qualities to become a good scapegoat able to divert violence, according to Girard himself).
Deep down I like my version better – and it also suits my theories better too…
I’m also aware that even though Abel’s offering pleased God things got tough for him shortly after and I certainly hope it won’t be premonitory.
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Adam Smith’s Paradise Lost
Par Thierry Klein dans : Altruistic Capital - in english, Posts in english.Lu 681 fois | ajouter un commentaire
Jean-Pierre mentioned in his comments that my idea of altruistic capital is doomed since “Marxist attempts have always failed”.
I don’t think there can be any ambiguity upon reading my paper but I will say it again. The concept of Altruistic Capital is in no way related with Marxism. It would actually be more of a free-market idea.
About twenty years before The Wealth of the Nations, Adam Smith wrote a small book less popular but from my point of view more interesting: The Theory of Moral Sentiments. It’s not as much a book on economy than on moral or social issues (social as in Rousseau’s Social Contract). Adam Smith analyses human characteristics, according to Pareto it’s one of those - individualism – from which modern day free market theories derive.
However according to Adam Smith, man also has “sympathy” in him.
In this context this word doesn’t’ have its usual meaning. According to Adam Smith sympathy is the ability to feel other people’s emotions by stepping in their shoes. It’s a sort of empathy to which we rise thanks to our ability as a human being to imagine ourselves in someone else’s situation. (This is an actually very interesting partly religious, partly psychoanalytic concept that I will further address in another post).
Why does this sympathy disappear in The Wealth of Nations (and then in Pareto’s)? It’s not so much that it no longer exists but that it’s of lesser importance.
The main reason being that you can’t really draw a model out of it and Adam Smith wants to develop a scientific theory.
He disregards it in order to focus on a mathematical model, not for other reasons.
(It can also be argued that sympathy is actually a part of “self-love”, as Adam Smith defines it. Sympathy, as defined in TMS, that Adam Smith never denounced, clearly benefits to the self. Modern liberal economists suchs as Friedman have obviously overlooked that point).
I will give an example rather interesting and well-known. In order to invent classic mechanics, Newton needs to separate time from space: he doesn’t have the mathematical or experimental material to go forward without that imposition.
Contrary to what is now believed, this notion of time being independent from space is not that straightforward: back then time was actually only measured by motion through clocks themselves based on the revolving of the earth around itself, around the sun and gravity - and Newton knows it.
Basically time seems linked to motion and Galileo and then Newton boil it down to an independent variable not out of some philosophical concern but in order to go forward with their work. Newton’s doubts on whether time is indeed an absolute variable are evident in his Principia.
In the end classic mechanics are actually rather close to the truth, till Einstein restored time back to its real place by linking it to space and motion (resulting in The theory of General Relativity).
What I’m saying here on Relativity is quoted from Einstein himself. Einstein wonders why “Newton, the great Newton” talked about absolute time and justifies this by saying “He couldn’t do it any other way”.
The same thing happens with the free-market concept. The altruistic characteristic of mankind has been disregarded because it was far too complicated to fit it in a mathematical model - or because it has actually always been there but the words “self-love” lead to some confusion.
Seen like, this Altruistic Capital is a practical rather than theoretical attempt to inject a dose of altruism into the free-market. And from my point of view there should be many others.
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Should an altruistic company adopt a more ethical behavior than any other company? 23 octobre 2008
Par Thierry Klein dans : Altruistic Capital - in english, Posts in english.Lu 773 fois | 1 commentaire
Keeping my line of thought on the altruistic capital topic I’ll work on clarifying its specifics in my next articles. I’ll pour over the legal, fiscal and selection and evaluation criteria aspects of such enterprises as well as moral issues.
Altruistic businesses are much like any other regular business, except for the fact that their capital (or a share of it) belongs to a humanitarian cause.
So should an altruistic company behave in a more ethical way? Have an ethical management?
I’d say no, or rather not necessarily. Altruist companies should be entirely into the economic game. It’s through the capital gains achieved by the company and the dividends paid to its shareholders that altruistic businesses are useful since their capital belongs to a cause. Any moral management restrains may result in a loss of performance that would cripple such companies in the market.
Altruistic businesses may – I haven’t said should – display a behavior as ruthless and blind as any other.
Let’s look at the example of Bill Gates Foundation (See CoeurdeRoy’s comment).
Let’s assume it had a choice between two investments: an ethical investment with a 2% return and another of non-ethical sort with a 5% return. Taking into account that its mission is to fight AIDS, picking the lower return investment would cripple its action. Over the long-term the foundation’s capital may even loose too much of its value leading to its demise? What should then the foundation’s directors do?
My answer to this is: whatever they want.
An altruistic company may of course decide to make ethical investment, however this is purely their own free will. It’s important for it not to be forced into it. The movement I wish to launch will not set any rules on companies behaviors. Structuring your capital to donate a share of it to a cause is the only thing it takes to become a part of it.
Going beyond this would hinder the altruistic action’s efficiency itself. And more important it would introduce a moral intent. It would be the beginning of a form of politically correct inquisition – anyway as the altruistic movement grows it won’t totally dodge this form of well-meaning inquisition (necessarily well-meaning). It won’t dodge abuse either – non-profits using donated capital to other goals than the ones initially set (more on this in my next article). One would better define each initiative’s framework right from the start to avoid as much as possible such downfalls.
Edit: Cedric suggested a simple modification of a company’s mission statement with a link to the excellent site The Corporation. But again the same concept applies.
An altruistic company may have an ethical mission statement but it shouldn’t be mandatory. Furthermore I feel it’s more important to focus on a company’s capital structure rather than its mission (no doubt one of my Marxist’s recollections).
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