Souvenirs de l’Ecole Centrale 3 juillet 2009
Par Thierry Klein dans : Elites, Pour rire ....Lu 2 221 fois | 5 commentaires
Comme presque tous les élèves, je suis rentré à Centrale comme on part à la retraite. Nous étions fatigués par 2 ou 3 années de prépa et nous voyions la Grande Ecole comme une sorte d’oasis où nous allions enfin pouvoir nous reposer pendant 3 ans. Comme j’étais plus ambitieux que la moyenne, j’espérais bien, moi, pouvoir me reposer au moins toute une vie.
Les cours n’étaient pas obligatoires : l’important aux yeux de l’école était « l’assimilation des connaissances » (une façon un peu pompeuse mais bien pratique de justifier la glande). Il y avait quand même, une fois par trimestre, quelques examens et l’objectif était d’y obtenir la moyenne – si on n’avait pas la moyenne, il fallait passer un ou deux rattrapages individuels, ce qui obligeait à bosser un minimum la matière – c’était complètement improductif, de mon point de vue en tous cas.
Vous comprendrez bien que compte tenu de notre emploi du temps très rempli (il y avait le foot, les sorties, le tennis, les vacances et les petits cours de Maths que nous donnions un peu partout pour financer tout ça), nous n’avions guère plus d’une journée à consacrer à la préparation des examens sensés valider, chaque trimestre, notre « assimilation de connaissances ».
Evidemment, c’était la veille de l’examen qu’on bossait – ou plutôt la nuit précédant l’examen, de façon à ce que ces fameuses connaissances n’encombrent notre cerveau que pendant les 4 heures de l’épreuve, après quoi nos neurones oubliaient le tout à jamais – pour ma part, j’ai même oublié le nom des matières qu’on nous enseignait !
Les profs (en général d’anciens centraliens, ce qui permettait de transmettre à travers les générations, de façon quasi-congénitale, une prestigieuse tradition de médiocrité) étaient très conciliants, voire même complices : enseigner à Centrale, pour beaucoup, c’était la bonne planque. On n’allait quand même pas se mettre les élèves à dos – qui plus est des camarades – en leur demandant de travailler !
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Star Academy, les classes préparatoires et les élites 2 novembre 2005
Par Thierry Klein dans : Elites.Lu 3 459 fois | 39 commentaires
Un point dont je n’ai pas vraiment parlé dans mes différents billets concernant les élites, c’est que les classes préparatoires sont non seulement un laboratoire à névroses mais aussi un outil d’asservissement. On y crée des esclaves, au sens nietzschéen du terme.
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Quelques causes morales de la crise des élites françaises 20 juillet 2005
Par Thierry Klein dans : Elites.Lu 10 560 fois | 2 commentaires
Si je jette un coup d’oeil en arrière sur la génération précédente, presque tous les amis de mes parents qui, à 20 ans, ont réussi le concours d’entrée des grandes écoles considérées comme les plus élitistes (ou les plus difficiles) auront eu une carrière de haut fonctionnaire. (j’entends fonctionnaire au sens large, ce qui inclut, mais de façon non limitative, le service de l’état).
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La reproduction des élites 14 juillet 2005
Par Thierry Klein dans : Elites.Lu 5 116 fois | 14 commentaires
(La suite de mon billet sur les causes psychologiques de la névrose des élites françaises).
On reproche aux élites leur caractère aristocratique, mais il faut quand même se souvenir que la méritocratie qui régit le processus de sélection des élites n’a rien à voir avec une aristocratie. Au départ, la création des écoles par Napoléon correspond à une volonté de justice sociale absolue, permettant de sélectionner les meilleurs pour le service de l’Etat - il s’agissait donc d’un renouvellement radical des élites aristocratiques existantes.
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Les soirées des grandes écoles 11 juillet 2005
Par Thierry Klein dans : Elites.Lu 3 797 fois | 3 commentaires
Pour faire suite à mon article d’hier sur la névrose des élites et aux remarques de Loïc, il y a une façon assez sûre de qualifier la loi 2, c’est d’aller aux soirées des écoles.
Plus la soirée est glauque, plus l’école est élitiste.
Les soirées d’HEC peuvent effectivement être sympas mais il faut vraiment être allé à une soirée de l’X pour comprendre à quel point c’est une très TRES grande école.
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Quelques causes psychologiques de la névrose des élites françaises - et quelques conséquences. 10 juillet 2005
Par Thierry Klein dans : Elites.Lu 10 952 fois | 20 commentaires
Ca fait quelque temps que je voulais blogger là dessus. Je vois passer des discussions de ci de là sur les élites "à la française". J’ai aussi eu des commentaires sur ce blog concernant les défauts supposés du carnet d’adresse et des élites "à la française". Ce billet inaugure donc quelques réflexions sur le sujet.
En fait, il s’agira surtout de comparaisons, parce qu’il se trouve que j’ai étudié et travaillé en France et aux Etats-Unis, dans des écoles et des entreprises considérées dans les deux cas comme "très élitistes". Voici ce que j’en retire.
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